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Études des pratiques numériques, des services illicites et des offres culturelles

Dans le cadre de sa mission légale d’observation définie à l’article L331-23 du code de la propriété intellectuelle, l’Hadopi réalise des travaux d’étude et de recherche sur les usages culturels sur Internet. Par "usage", on peut entendre les pratiques culturelles des internautes, mais aussi les utilisations des œuvres faites par les divers services en ligne, licites ou non. Ainsi les études peuvent concerner les pratiques numériques des usagers, les services illicites et les offres culturelles.

 

Ces travaux lui permettent notamment de répondre chaque année aux indicateurs prévus par le décret n° 2011-386 du 11 avril 2011.

 

Initié par l’Hadopi au titre de sa mission d’observation des usages sur Internet, le baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement (réalisé les 26 et 27 mars 2020) révèle que 46 % des internautes français déclarent accéder à un abonnement payant de vidéo à la demande (VàDA) pendant la période de confinement, contre 36 % en 2019, soit un gain de 10 points.

Ce sont aussi 17 % des internautes qui indiquent qu’ils accèdent à un abonnement à une offre musicale contre 15 % en 2019 et 21 % qui disent accéder à une offre payante de télévision contre 23 % en 2019, pour un abonnement.

53 % des internautes français placent la consommation des biens culturels en tête des activités indispensables en période de confinement.

Réalisée par l’Hadopi, le baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement* révèle une intensification de la consommation de biens culturels avec 62 % de consommateurs de biens culturels qui déclarent consommer plus de ces biens depuis le confinement. 53 % des internautes français interrogés placent la consommation des biens culturels (écouter de la musique, regarder des films, des séries, jouer à des jeux vidéo, lire des livres notamment numériques …) en tête des activités indispensables à l’équilibre personnel en période de confinement, suivie par la pratique du sport (40 %) et les activités manuelles (39 %). Dans la situation actuelle de confinement, l’accès à des biens culturels dématérialisés apparaît donc comme une nécessité pour les Français.

Le CSA et l’Hadopi se sont associés pour mener une réflexion commune sur le développement des offres de contenus sportifs audiovisuels en ligne (OTT – over the top), qu’il s’agisse de retransmissions sportives, de programmes autour de ces retransmissions (brefs extraits, résumés, temps forts, etc.), d’information sportive, ou encore de séries et documentaires traitant du sport. Cette démarche s’est notamment appuyée sur un large cycle de rencontres de professionnels mais aussi sur une étude quantitative confiée à l’Ifop.

Dans cette étude, l’offre disponible en France et à l’étranger et les modèles économiques et les stratégies mises en œuvre par les acteurs sont analysés au regard des comportements et du profil des utilisateurs. L’objectif de l’étude est triple : évaluer la proximité de ces offres OTT avec celles des chaînes de télévision, anticiper les perspectives de développement de ce marché, et estimer l’impact de l’émergence de ces offres sur le piratage.

Mission conduite par Monsieur Jean-Philippe Mochon, président, assisté de Monsieur Sylvain Humbert, rapporteur, en collaboration avec la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) et le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

Dès 2011, l’Hadopi a mis en place un baromètre de consommation des biens culturels dématérialisés, mesurant les usages culturels en ligne de neuf biens culturels : musique, films, séries, photos, jeux vidéo, logiciels et livres numériques.

Étude quantitative en ligne réalisée par l’Ifop, du 14 février au 13 mars 2019, auprès d’un échantillon national de 1 506 individus, représentatif (selon la méthode des quotas) des internautes français de 15 ans et plus, associé à un sur-échantillon de 822 consommateurs illicites via les réseaux sociaux. L’étude porte sur la consommation de retransmissions sportives en direct, de films et de séries TV sur les réseaux sociaux Facebook, YouTube, Twitter et Reddit.